Dans une ambiance de consolidation générale, de gestion parcimonieuse des dépenses et des hommes et afin que ne s’installe pas cette routine productiviste, je crie haut et fort qu’il est temps d’innover ! Je pense même qu’il n’existe pas de meilleur moment, dans la vie d’une entreprise, d’un pays ou de toute organisation, pour lancer la fabuleuse machine de la création. Voiçi pourquoi et comment …

Voici que s’achève bientôt une autre année deux milles et quelques. Nous commençons à nous habituer à la morosité ambiante. Pour ceux qui ont raté quelques épisodes, petit rappel : L’économie est sauvagement globalisée, les banques sont en faillite morale, il n’existe presque plus de leader, très peu de sérieux, beaucoup de médiocrité, et un soupçon de méfiance généralisé.

Celà dure depuis quelques années maintenant, et l’on continue de nous expliquer, à coup d’excel et de graphes, que le seul moyen de s’en sortir est de réduire le dénominateur, les dépenses, les services publics, l’assistanat. A coup de coupes budgétaires ici et là, déréguler au maximum pour dynamiser tous les secteurs. On secoue nos poches, pour sortir les toutes dernières pièces d’une monnaie dévalorisée, et on continue bêtement d’attendre une sortie du rouage infernal.

Je me demande s’il faut encore argumenter qu’une telle politique ne pourra, mathématiquement, jamais relancer une quelconque croissance. Il s’agit d’une vue de maintien, de survie, minimaliste mais efficace pour retenir maintenir et composer, car, comme toute démarche de gestion, elle prend en considération l’encours, les provisions, l’échelonnement de toute dette, et assure d’être au dessus de la ligne rouge. Mais juste ça.

J’en arrive à mon propos : Nous nous trompons de trajectoire! Je fais ici la promotion de l’innovation en temps de crise! Je dis que notre seul salut réside dans notre volonté à briser le cycle en proposant, et en promouvant l’initative individuelle et collective, la rupture par la création de nouveaux outils, de nouvelles méthodes, et par la simple capacité, enfouie dans tout être humain, d’inventer !

Les études rappellent que 41% des entreprise disent avoir été confrontées à des obstacles les freinant dans leur activité d’innovation ou les ayant dissuadées de s’y engager. Parlons des freins.

Les coûts !

Dans la tête de nos dirigeants, l’innovation a un coût et non des moindres. J’aimerais un jour, pouvoir expliquer avec le moins de technicité possible que 80% de l’informatique d’entreprise, des installations cloud, des progiciels ERP et CRM, qui ont permis un bond considérable en productivité sur les 20 dernières années, fonctionnent sur des systèmes d’exploitation qui a été crée de toute pièce par de jeunes étudiants, novateur, et qu’il est gratuit !

J’aimerais tellement faire découvrir à nos tête de ponte, le mouvement open-source, le mouvement MAKE et DIY qui, aggrègent et partagent les travaux de millions d’innovateurs autour du monde pour concevoir et partager des prototypes, des programmes, et même des produits de qualité industrielle.

J’aimerais rappeler à nos chers dirigeant qu’il a fallu plusieurs années de formation et de compétition entre nos étudiants ingénieurs pour qu’ils puissent, à tout jamais, face à un problème, pondre une solution, neuve, innovante, intelligente et, mine de rien, peu couteuse. J’aimerais détailler que c’est le propre de l’ingénieur.

Je m’égare, je veux traiter de l’innovation au sens large. La création de nouveaux produits, mais aussi leur amélioration est donc, contrairement à ce que l’on peut croire, peu couteuse, car son moteur principal est la passion et l’envie de réussir, carburant abondant chez tout être humain. Encore faut-il savoir l’entretenir ..

Alors comment entretenir l’envie d’innover ?

 

Oublier les contraintes

Dans une phase d’innovation, il est nécessaire d’oublier toutes les difficultés, ou les freins qui peuvent se poser au projet. J’avoue que l’on y arrive aisément lorsqu’on a déjà une automotivation béate d’envie de réussir. On commence par sciemment espérer en rencontrer le moins possible, on préfère imaginer que ca sera comme une partie de légo, brique par brique …

Oublier les paroles d’évangile

L’école, la société et la famille nous ont appris comment faire les choses et dans quel ordre. Lorsqu’on parle de rupture il est nécessaire de sortir de ces sentiers sûrs des méthodes approuvées. Un client n’est pas un expert dans le métier, mais il sait comme personne qualifier un service. Nous avons tous besoin d’arrêter d’être des prestataires et de redevenir nos propres clients. On a besoin pour celà d’être rigoureux et avides de nouvelles choses. Nous ne devons pas nous suffir de ce qui marche ou de ce qui devrait marcher.

Aimer l’echec !

Oui il faut adorer l’echec, il faut foncer dans tous les murs. Il n’existe pas de plus grande force dans la nature, que le cri de rage d’un soldat, battu, à terre, qui essaie de se relever. Cette image est la plus parlante lorsqu’on pense aux longues nuits blanches à débuguer, à retester, et à essayer de comprendre ce qui ne marchait pas! On aura innové, lorsque, notre ultime tentative nous épargne tous les échecs rencontrés précédemment.

Etre simple dans la complexité

Appliquer aux problématiques complexes les approches simples est une méthode efficace pour entretenir l’envie d’innover. Cette aptitude est innée chez les enfants, qui, face à des obstacles physiques de notre mondre trouvent des façon simples et pourtant ingénieuses pour les surmonter.

 

L’automotivation

S’il fallait retenir une seule aptitude/exercice de la liste, ca serait celle ci, ou la capacité de maintenir l’envie de continuer. Elle est enrichie par les expériences et par l’ouverture à la critique. La maitrise aide à maintenir cette flamme. Elle s’entretiens par la culture et l’éducation. Il ne faut jamais arreter d’apprendre, en toute humilité. La science et le savoir sont des ressources inépuisables, dans lesquelles on trouve du réconfort et assez d’histoires de souffrance de part les siècles, par nos pairs, les innovateurs, les scientifiques et les leader de pensée, pour maintenir le cap.