Hacker ! Une culture et une histoire.

Le jeune adolescent marocain est un être avec énormément d’aspirations, entre une conversation facebook et une partie de Clash Of Clans, il s’adonne à sa passion favorite : « تعلم أن تكون هاكر في سبعة أيام بدون معلم ». Alors il va sur ce fameux blog où on lui explique qu’il est possible d’utiliser le port USB pour cuisiner une omelette, et où on lui faire croire à une nouvelle « ثغرة » pour naviguer gratuitement! Tout celà sous la subtile influence de l’auto-proclamé « محترف ». Comme ses collègues au collège ou au lycée, il s’adonne à sa passion favorite donc, et sait enfin masquer son status sur whatsapp. J’aurais aimé pouvoir écrire un article avec l’ambition ultime de sauver cette jeunesse, mais je me contenterais de préciser, que cet article est une petite définition, et un partage purement subjectif sur que c’est que la véritable culture pirate.

Il m’arrive souvent une chose interessante. Je me retrouve souvent à manipuler l’ordinateur d’un ami, d’un parent ou d’un collègue et me rendre compte que ce beau bijou technologique est infesté de malwares, de barres de recherches adwares, de virus divers et variés. Lorsque cet ordinateur appartient à un averti de la sécurité et des risques sur internet, je suis d’autant plus surpris ! Mais, ma véritable source de colère, reste ces créateurs et distributeurs de ces logiciels « dajij » qui s’autodéfinissent « pirates ».
Par respect pour les anciens, j’ai décidé de vous parler d’une portion de cette large culture, de ce que j’en retiens et des innombrables héros des temps numériques et de leur philosophie.
L’histoire remonte au début des années soixante, les labos des universités aux états unis disposant de grands ordinateurs d’époque « Mainframes », grouillaient de jeunes talentueux bricoleurs. Au tout début, le terme « hacker » avait une intonation positive, et le hacker se définissait comme « quelqu’un qui maitrisaient l’informatique et pouvait pousser la machine et les programmes à executer bien plus que leur fonction d’origine ».
Au début des années 70’s, un malin du surnom de « Captain Crunch » (ndlr. John Draper), arrive à effectuer un appel téléphonique gratuitement en injectant une tonalité précise sur les lignes téléphoniques fixes, indiquant à l’opérateur d’ouvrir la connection. Cet fréquence précise, Captain Crunch l’a trouvé en siflant dans un jouet trouvé dans une boite de céréales, d’ou le surnom « Captain Crunch ». Draper fut arreté plusieurs fois durant la decennie.
Ces génies des lignes téléphoniques se font appeler « Phreaks« .

Le mouvement commence à s’organiser. Le « Homebrew Computer Club » par exemple était le premier à construire les « blue boxes », qui étaient des appareils utilisées pour pirater le système téléphonique. Parmi les membres de ce club, étaient « Berkeley Blue » et « Oak Toebark ».
Cette histoire est passionante les enfants, parce Berkeley Blue et Oak Toebark étaient les surnoms d’un certain Steve Jobs et d’un autre Steve Wozniak. Vous en connaissez les produits, si si … le petit iphone dans votre poche. Tout est parti de là.
Au début des années 80, l’auteur William Gibson était le premier à utiliser le terme « cyberspace » (cyber espace) dans une nouvelle de science fiction appelée Neuromancer. Ce bouquin est une référence, les enfants, il a notamment inspiré les frères wachowsky à pondre la trilogie « Matrix », et le fameux manga/anime Ghost In The Shell, mais aussi beaucoup d’oeuvres de science fiction que vous adorez aujourd’hui.
Cette même decennie était très prospère pour les pirates. Outre les infinies découvertes concernant la sécurité des systèmes bancaires et téléphoniques, les pirates se sont organisé dasn des clubs, je citerais les plus fameux : Legion of Doom aux états unis et le Chaos Computer Club en allemagne.
Un magazine était crée, 2600 (du nom de la fréquence 2600 Hz de Captain Crunch) afin de partager les connaissances dans le domaine du phreaking et du hacking.
Je m’arrete ici pour revenir à un fondamental de la culture pirate : Le Partage ! un des fondements de ce mouvement était que l’information se devait de rester libre et accessible. On retrouve ce principe aujourd’hui derrière Wikileaks par exemple, ou Julian Assange, ex pirate australien de génie, veut rendre publique mêmes les informations censées rester confidentielles.
Des magazines, ou des « e-zines » (format txt) subsistent, partageant des articles techniques mais aussi philosophiques autour du mouvement, je citerais le celebre « phrack » dont vous pouvez trouver les cendres ici : http://www.phrack.org/

Conclusion
Je me souviens de ce film, à ne surtout pas voir, avec Angelina Jolie, qui devait à l’époque être en pleine adolescence. Le film s’appelle « Hacker », et il s’agit de tout sauf de la définition du « pirate » des temps modernes. Je pense souvent à ce film, car je retrouve la même imagerie et le même discours sur les réseaux sociaux. j’espère que vous avez apprécié ce petit saut dans le passé, dans les prochains articles de cette série, je vais vous raconter l’histoire étonnante de certains génies, je vous parlerez de ces pirates qui ont choisi d’oeuvrer pour la sécurité informatique, et de ces autres qui ont très mal tourné … d’ici là, je vais vous laisser avec cette petite lettre, écrite par un certain The Mentor, publié dans phrack de Janvier 1986, ca s’appelle : a Hacker’s Manifesto.

                              ==Phrack Inc.==
                    Volume One, Issue 7, Phile 3 of 10
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
The following was written shortly after my arrest...
                       \/\The Conscience of a Hacker/\/
                                      by
                               +++The Mentor+++
                          Written on January 8, 1986
=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=
        Another one got caught today, it's all over the papers.  "Teenager
Arrested in Computer Crime Scandal", "Hacker Arrested after Bank Tampering"...
        Damn kids.  They're all alike.
        But did you, in your three-piece psychology and 1950's technobrain,
ever take a look behind the eyes of the hacker?  Did you ever wonder what
made him tick, what forces shaped him, what may have molded him?
        I am a hacker, enter my world...
        Mine is a world that begins with school... I'm smarter than most of
the other kids, this crap they teach us bores me...
        Damn underachiever.  They're all alike.
        I'm in junior high or high school.  I've listened to teachers explain
for the fifteenth time how to reduce a fraction.  I understand it.  "No, Ms.
Smith, I didn't show my work.  I did it in my head..."
        Damn kid.  Probably copied it.  They're all alike.
        I made a discovery today.  I found a computer.  Wait a second, this is
cool.  It does what I want it to.  If it makes a mistake, it's because I
screwed it up.  Not because it doesn't like me...
                Or feels threatened by me...
                Or thinks I'm a smart ass...
                Or doesn't like teaching and shouldn't be here...
        Damn kid.  All he does is play games.  They're all alike.
        And then it happened... a door opened to a world... rushing through
the phone line like heroin through an addict's veins, an electronic pulse is
sent out, a refuge from the day-to-day incompetencies is sought... a board is
found.
        "This is it... this is where I belong..."
        I know everyone here... even if I've never met them, never talked to
them, may never hear from them again... I know you all...
        Damn kid.  Tying up the phone line again.  They're all alike...
        You bet your ass we're all alike... we've been spoon-fed baby food at
school when we hungered for steak... the bits of meat that you did let slip
through were pre-chewed and tasteless.  We've been dominated by sadists, or
ignored by the apathetic.  The few that had something to teach found us will-
ing pupils, but those few are like drops of water in the desert.
        This is our world now... the world of the electron and the switch, the
beauty of the baud.  We make use of a service already existing without paying
for what could be dirt-cheap if it wasn't run by profiteering gluttons, and
you call us criminals.  We explore... and you call us criminals.  We seek
after knowledge... and you call us criminals.  We exist without skin color,
without nationality, without religious bias... and you call us criminals.
You build atomic bombs, you wage wars, you murder, cheat, and lie to us
and try to make us believe it's for our own good, yet we're the criminals.
        Yes, I am a criminal.  My crime is that of curiosity.  My crime is
that of judging people by what they say and think, not what they look like.
My crime is that of outsmarting you, something that you will never forgive me
for.
        I am a hacker, and this is my manifesto.  You may stop this individual,
but you can't stop us all... after all, we're all alike.
                               +++The Mentor+++

 


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